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Évolue Papa ! le sport change


Evolue Papa ! Le sport change.



Le poker c'est du sport ? les échecs aussi, non ? Bien évidemment chacun aura sa propre réponse concernant cette question. Question débattue un dimanche par les hauts fonctionnaires français sur le plateau de "Stade 2", c'est pour dire... ! (Pour revoir ce moment, c'est par ici).

Instance et fonctionnement

Le sport en France est régit par le CNOSF (signification barbare je vous l'accorde). Pour faire simple le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) est un peu le patron des fédérations et des associations. Et il est chargé de représenter la France devant le comité international Olympique (l'organisme qui gère les JO entre autre ).

Label-CNOSF_billboard.jpg


Bien entendu, quand je prends ma licence pour pratiquer mon sport préféré dans le petit club de ma ville, je paye mon club et je rétribue également la fédération auquel mon club est affilié.
En outre les fédérations fonctionnent un peu comme des entreprises privées, leur but est avant tout de faire des bénéfices et d'avoir donc le plus grand nombre de licenciés possible. Elles peuvent avoir également une utilité sociale (on va pas trop leur taper sur les doigts).
La licence m'enferme donc dans un cadre où y il à des règles bien précises (des compétions, un classement, etc...). C'est ainsi que le CNOSF définit le sport en disant "Pour qu'il y ait sport, il doit y avoir un engagement corporel et un affrontement dans un cadre de pratiques compétitives, régit par une institution fixant les règles et mettant en place un système de licence".

Admettons que je veuille faire un footing après mon travail pour m’aérer l'esprit. Selon le comité national olympique français quand je serai en train de courir je ne ferai pas de sport ! Non, en effet, je ne serai nullement licencié ni même affilié à aucune fédérations, et en aucun cas je ne souhaite faire de la compétition, pourtant fort à parier que j'aurai néanmoins transpiré. Les grandes instances sportives Françaises ont pour but de faire prévaloir leurs disciplines et accroître leur rayonnement pour légitimer par exemple leur présence au JO au détriment des autres activités.
Et bien entendu, l'un de leurs arguments de défense est de dire : "Non votre activité n'est pas du sport, le sport c'est nous, le sport c'est comme ça "
A force de marteler sans cesse leur définition ultra restrictive du sport, les instances françaises ont donc réussi à conserver partiellement le monopole sportif ainsi que sa définition.


Changements et évolutions


Cependant depuis ces dernières années les mœurs changent. En effet les fédérations ont du mal à anticiper les changements structurels et leurs offres ont peu évolué.
L'allongement de la pratique sportive (en terme d'âge), la démocratisation de certains sports, le développement de la pratique féminine ont contribué à changer les mentalités. De nos jours le sport est " auto organisé". Plus besoin de fédérations, de compétions, de licences. Si je vais courir c'est pour le plaisir, la santé, la sociabilité et pas besoin de club !

Viva-La-Evolution.jpg


Ainsi la définition du sport commence à s'ouvrir, les fédérations ne pourront pas indéfiniment imposer leur emprise. Aujourd’hui je peux par exemple dire que quand je fais un foot sur la plage je fais du sport, ou si je vais à mon travail à pied tous les matins je fais également du sport. Et la plupart des gens seront de cet avis.
Le sport au sens large ne va cesser de se développer, les fédérations et les mouvements sportifs seront contraints de s'y adapter. Les activités faisant appel à l'adresse, la concentration, ou même qui mélangent plusieurs disciplines vont se démocratiser.

Nous sommes aujourd'hui à mi-chemin. Effectivement, malgré la censure des instances sportives, nos mœurs sportives ont déjà évolué. Pour les uns, la définition sportive reste restrictive, pour d'autres, elle l'est moins et pour certains elle est très large. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. Avec le temps, tout cela va se lisser et le sport va évoluer. Cependant, comme tout changement l'acceptation est plus ou moins longue pour certaines personnes.

Donc oui je peux affirmer que pour certains le poker est déjà un sport et pour les autres il le sera dans quelques années. Commenter sur le forum →


2 Commentaires

J'avais justement vu le débat de France 2. J'avais pensé à toi. C'est le problème de l'encadrement des pratiques sportives (et les rémunérations possibles) qui est en jeu. Tu peux aujourd'hui te licencier à des clubs d'échecs. La problématique est exactement la même que pour le poker. L'affrontement est aussi physique que psychologique. Quant à l'argument du "rapport malsain à l'argent" avancé par France 2... Ne parlons pas du football, du basket ou de la boxe alors.... C'était ridicule. Je ne sais pas si une "Fédération française de Poker" existe, mais si ce n'est pas encore le cas, je pense que ce sport gagnerait à se structurer. Après tout, les compétitions sont déjà en place (tournois, "championnat du monde"...). Le poker "de masse" est somme toute assez récent. Par rapport aux logiques de fédérations traditionnelles (du "haut" vers le "bas"), le poker se développe de manière inverse.

Tout dépend de la définition que l'on donne au sport.

Pour certain la dimension physique est primordial, du coup le poker ne rentre pas dans ses critères (malgré la concentration et la durée l'importance de la préparation physique n'est pas l’élément principal de la réussite).

Pour d'autres c'est l'aspect compétition qui prime du coup le poker retrouve des similitudes.

Pour moi le poker utilise des compétences utiles dans le domaine sportif, préparation mentale, stratégie, duel, combativité, intelligence, endurance etc.... on y retrouve une sens de la compétition. Mais cela reste cependant un jeu, on pourrait éventuellement parler de "sport" cérébral.

Deux éléments font que je ne le considère pas comme un sport : la dimensions physique n'est pas assez prégnante et la variance à un impact beaucoup trop fort sur une compétition. (même si la variance existe aussi dans le sport, aucun ne ressent autant son influence sur le résultat final d'une compétition)

Pour finir je jette un pavé dans la mare, le sport devrait être vecteur de valeurs avant tout. L'image du sport de haut niveau nous démontre malheureusement souvent l'inverse (dopage, argent, corruption, violence, manque de fair-play...). Au niveau du poker, le but reste quand même l’appât du gain. Un sport ne peu pas construire sa genèse sur cette valeur. Je sais bien évidemment que ce n'es pas le seul moteur, étant passionné du jeu en tant que tel. Cependant je me rends compte que l'adrénaline est le plaisir d'évoluer sur une table est bien souvent proportionnel aux enjeux financiers...