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CinéPok #3 : Time Out


Bonjour tout le monde. Aujourd’hui dans CinéPok on va laisser de côté les films un peu obscurs pour s’attaquer à un film probablement plus connu de vous et bien plus récent, Time Out d’Andrew Niccol sorti en 2011. Time Out (et non In Time, le titre original, comprenne qui pourra…) est donc un film de science-fiction au pitch séduisant et prometteur. D’ailleurs, certains d’entre vous auront peut-être remarqué que le réalisateur de Time Out, Andrew Niccol, n’est autre que le réalisateur du célèbre et très apprécié film de science-fiction Bienvenue à Gattaca.




Le point départ en deux mots : nous sommes en 2070 et le temps a remplacé l’argent. Les Hommes, génétiquement modifiés, ne vieillissent plus à partir de 25 ans mais doivent alors gagner du temps pour rester en vie. Un compteur « temps » est implanté dans l’avant-bras de chaque personne et peut être crédité ou débité de diverses manières. La vie ne tient plus qu’au compte en banque que l’on possède, et pour ne rien arranger, la société dans Time Out est franchement inégalitaire. Elle est même essentiellement bipolaire. Oubliez la classe moyenne, dans Time Out, on est/naît soit riche soit pauvre. Les deux mondes sont cloisonnés et l’on ne peut jamais vraiment passer de l’un à l’autre. Les uns travaillant pour survivre, au profit des autres qui se la coulent douce dans leur ghetto doré. On retrouve les éléments classiques d’une dystopie, une anticipation sombre de l’avenir de notre propre société dont on saisit rapidement quelle dérive elle vise. Ça a plutôt l’air intéressant, non ?


C’est le moment de poser la question rituelle, où est le poker dans cette histoire ?
Ceux qui ont vu le film voient certainement où je veux en venir. Pour les autres, il faut peut-être en dire un peu plus sur l’histoire en elle-même.
Le héros du film, Will Salas (Justin Timberlake), fait partie des « pauvres » et vit au jour le jour. Au cours de l’un d’entre eux, il croise le chemin de Henry Hamilton, un banquier fortuné suicidaire, qui décide de lui offrir ses années de vie avant de passer à l’acte. Désormais « riche », Will décide alors de rendre visite à tout ce beau monde, bien résolu à changer les choses. Et qui dit millionnaires qui ne savent pas quoi faire de leur « argent-temps » dit casino, nous y voilà. Ce qui nous amène à l’une des scènes les plus amusantes du film, en particulier pour les joueurs de poker, et à côté de laquelle il aurait été dommage de passer.


Décortiquons en détails ce grand moment de poker. Pendant le film, le coup est un peu éclipsé par le blabla théorico-existentiels auquel se livre les deux protagonistes. On n’a pas forcément le temps de saisir tout ce qui se passe : les mains, les moves, les montants ou encore ce qui se dit à propos du coup. Et pourtant, vous allez voir que c’est bien le coup qui est le plus intéressant et pas vraiment ce qui se dit en dehors.

- 1 -



- 2 - 3 -


La scène en question oppose notre héros à un banquier milliardaire (le « méchant » du film)(1). On rejoint l’action au turn (2) alors que le pot s’élève déjà à 600 ans (3). On ne connaît donc pas l’action preflop ni flop mais on va se rendre compte qu’elle a été importante puisque à ce moment du coup, il ne reste « que » 250 ans à Will sur son compteur (4). Il a donc déjà investi plus de la moitié de sa « vie » dans ce coup. Il faut avouer que l’on ne prête pas vraiment attention à ce détail au moment de la scène. Mais après coup, il prend une saveur toute particulière :). Toujours est-il qu’au turn, « vilain » mise 50 ans (dans 600 donc…) et nous pouvons alors voir sa main, deux dames pour brelan floppé (5). Will call et la river est révélée, un 6 de carreau, apparemment anodin (6).

- 4 - 5 -

- 6 -


« Vilain » mise alors 200 ans (7)(on peut noter que « vilain » annonce « raise » alors qu’il s’agit simplement d’un bet…), ce qui tombe plutôt bien puisque Will possède exactement 200 ans à son compteur et peut donc fièrement annoncer « call » avec 20 secondes à vivre (8), provoquant la surprise de son adversaire et de la charmante demoiselle qui l’a rejoint au milieu du coup (7)(On ne peut s’empêcher de penser à ce qu’il se serait passé si notre « vilain » avait misé 201 ans ? :P). Tout ça pour révéler, tranquillement, un magnifique 84o (9), pour la gutshot touchée river. Magique ! D’autant plus qu’il montre sa main après un très inutile (ou idiot ?) « I think your hand is weak » (« Je pense que votre main est faible ») comme si cela était d'une quelconque pertinence dans sa décision avec les nuts (10). À la vue de la main de notre héros, on peut s’amuser à imaginer l’action avant le turn. /Discuss open :).

- 7 - Mouiii

- 8 - Balla Style - 9 - La quinte papa

- 10 - Nice Read sir ^^


Toujours est-il que les scénaristes ont de l’humour. S’en suit d’ailleurs deux remarques savoureuses de la part de nos champions : « Well played. That was a risk » (« Bien joué. C'était risqué ») à laquelle Will répond par un anthologique « It wasn’t a risk. I knew I was going to win » (« Ce n'était pas risqué. Je savais que j'allais gagné »)(11, 12, 13, 14). Merci à eux !

- 11 - nh... hum hum - 12 - A peine

- 13 - 14 - Toutafé


C’est amusant de constater que, dans ce coup, notre héros est le fish et que « vilain » ne l’a finalement pas trop mal joué. On ne s’en plaindra pas, en particulier si les joueurs pouvaient s’identifier à Justin Timberlake et jouer de manière aussi… fantasque dirons-nous.

Mais aussi amusante qu'elle puisse être, cette scène ne sert pas à grand-chose dans le film. Elle permet l'introduction de personnages importants de l'intrigue, mais reste purement illustrative et banale, sans le moindre suspense. A l'image du film, elle déçoit. On le pardonnera à cette scène, moins à l'ensemble du film qui relève du gros gâchis. L'idée de départ avait un potentiel que Niccol n'exploite jamais. Au lieu de cela, il se contente de livrer un film d'action convenu, sans en plus en avoir les moyens (la reconstitution est terriblement « cheap » comparée aux autres films de SF de ces dernières années) qu'il couple à une romance bien niaise. On est malheureusement très loin de la subtilité de Gattaca.
Voilà, je crois vous avoir bien vendu le film :D . Dans tous les cas, rien ne vaut de se faire son propre avis. Au pire, amusez-vous au moins de sa scène de poker. Personnellement, c'est ce qui m'est resté de ce film.

Allez, à bientôt pour le quatrième épisode. Commenter sur le forum →


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